Jean-Luc Deveaux, partie 1
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Né dans le quartier Saint-Michel, près des grandes carrières montréalaises (Miron et Francon), Jean-Luc Deveaux vit son enfance dans l’indigence. Son père absent, il doit au travail et au courage de sa mère Lucille de traverser cette période sans trop de privations. Enfant curieux de connaissances historiques, il est tôt mis en présence d’adultes progressistes qui auront une influence marquée sur son éveil intellectuel. Grâce à des militants comme Henri Gagnon, il est exposé à la pensée marxiste et syndicaliste dès son jeune âge.
Militant précoce, pendant ses études secondaires, il participe à toutes les grandes manifestations et grands rassemblements qui marquent la fin des années soixante et le début des années soixante-dix. Il vit intensément la crise d’octobre et la Loi des mesures de guerre en 1970, le conflit de La Presse en 1971 et les grandes assemblées populaires comme celle sur le chômage tenue au Forum de Montréal en février 1972. Il participe aussi aux mobilisations de masse lors du Front-commun du secteur public en 1972. Ayant souvent maille à partir avec les autorités scolaires à cause de son militantisme de gauche, il finance la fin de ses études secondaires par des emplois d’été et du travail sur appel les fins de semaine pendant l’année. C’est sur le chantier olympique qu’il devient travailleur de la construction en 1975. Il y exerce le métier ferrailleur où il vit ses premières armes syndicales.
Engagé dans une lutte pour la démocratisation de son syndicat, il en est chassé. Il exerce ensuite des mandats syndicaux pour le compte de différentes organisations, avant d’entreprendre des études en sciences juridiques à l’UQAM. Puis il décide de poursuivre ses études en Europe, où il prend contact avec les organisations syndicales françaises et internationales. Revenu au Québec, il met ses compétences de syndicaliste et d’avocat au service de différentes organisations du mouvement ouvrier québécois, aussi bien à la FTQ qu’à la CSN, notamment dans le secteur de la construction.
Encore aujourd’hui, il s’implique dans la mise sur pied et la reconnaissance d’un syndicat de cheminots de la construction. Il a préparé une substantielle contribution en prévision des États généraux du syndicalisme. Il est fréquemment appelé comme analyste et conférencier sur les différents enjeux de la lutte ouvrière.
André Leclerc, intervieweur
Rapport de force international ?
Louis Laberge et les autres
Coup de main chez Francon
Les autobus Bonin
Activiste précoce
L'année 1967
La loi sur les mesures de guerre - Octobre 1970
Le PQ ou un parti ouvrier ?
Pourquoi un syndicat pour les avocats ?
Jean-Luc Deveaux, jeune homme - Photo : Archives privées J.-L. Deveaux
Jean-Luc et sa copine de coeur, Kietbun - Photo : Archives privées J.-L. Deveaux
Travailleurs du rail - Photo : Arvhives QMI Média
Jean-Luc, jeune conseiller syndical - Photo : Archives privées J.-L. Deveaux
Souvenir de la grève chez Pascal - Photo : Archives privées J.-L. Deveaux
Jean-Luc et ses parents - Photo : Archives privées J.-L. Deveaux
Les parents de Jean-Luc - Photo : Archives privées J.-L. Deveaux
À la CSN - Photo : Archives de la CSN
Une promenade dans le Vieux Montréal - Photo : Archives privées J.-L. Deveaux
Manoeuvre au Barreau du Québec - Photo : Archives privées J.-L. Deveaux
Jean-Luc Deveaux : À la défense de la classe ouvrière et à son unité au-delà des étiquettes
(Texte de narration dans la vidéo)
Né dans un quartier ouvrier de Montréal, Jean-Luc Deveaux est exposé à la pensée marxiste, dès son jeune âge. Militant précoce, il participe à toutes les grandes manifestations et grands rassemblements qui marquent la fin des années soixante et le début des années soixante-dix.
Il fait ses premières armes de syndicaliste dans l’industrie de la construction où il exerce le métier de ferrailleur. Engagé dans une lutte pour la démocratisation de son syndicat, il en est chassé. Il exerce ensuite des mandats syndicaux pour le compte de différentes organisations, avant d’entreprendre des études en sciences juridiques à l’UQAM. Il poursuit plus tard ses études en Europe et, revenu au Québec, il met ses compétences au service de différentes organisations du mouvement syndical québécois.
Vouant sa vie à la défense de la classe ouvrière, il se fait le promoteur constant de l’unité des travailleurs, au-delà des étiquettes particulières.